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Nous proposons... ANIMATIONS SOLO : Elsa Prunières, Brenda Clark

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Kaleïdo  - Anatomie d'une femme  - Le rouge aux joues



Actualités

Création le 28 octobre et le 1er novembre 2003 dans le cadre du festival CIRCA 2003 à Auch (Gers)



Anatomie d'une femme

Projet épicurien
sur une idée originale de Brenda Clark

Cirque, théâtre, cinéma, musique

Conception : Céline Bothorel et Brenda Clark
Mise en scène : Céline Bothorel
Conception et réalisation du film : Philippe Monerris
Avec Brenda Clark sur scène, Denis Lavant à l'écran,
Bernard Malaka, distribution en cours
Création prévue au cour de la saison 2003/2004
Contact : Cécile Mangin / 01.46.06.04.99

Consultez la vidéo de "Anatomie d'une femme" au format Real Video en cliquant ici.
 



Actualités

Création le 28 octobre et le 1er novembre 2003 dans le cadre du festival CIRCA 2003 à Auch (Gers)
Reprise en 2004
 



INTENTION

Une histoire d'amour entre une femme juchée sur une boule et un homme perdu
dans un film, à travers l'anatomie de la femme, les plaisirs du corps, l'éveil (le réveil ?) et la métamorphose des sens.

Nous dirons l'invisible émotion : l'accélération des battements du coeur, les tensions musculaires, les montées de sèves, et l'émotion visible : larmes, bégaiements, colères, éclats de rires

Sur scène, notre personnage féminin vit l'impasse, possédée par la fièvre du mouvement et par un rituel absurde dont elle ne peut se défaire. L'issue de cette errance n'est pas là où elle l'attend. Elle doit abandonner les sentiers tracés, car les " vrais sentiers sont invisibles " (Bruce Chatwin)

Elle se transforme à travers la rencontre surréaliste d'un homme dans un film. Cette rencontre l'immobilise un temps pour mieux l'éveiller : son équilibre apparent est rompu par le déséquilibre amoureux. Elle doit quitter sa boule, son sol rond, pour apprendre la marche, ce déséquilibre sans cesse rattrapé : alors elle se libère.

C'est notre nature profondément nomade, qui nous émeut : paradoxe de l'immobilité, du mouvement et de la vie.
Pour raconter ce mouvement, ce nomadisme, nous avons crée un langage " technique " basé sur une connaissance réelle et imaginaire de l'anatomie.

Anatomie d'une femme :: Consulter la vidéo

Nous nous servons aussi de techniques acrobatiques comme véhicules et supports d'émotions. L'engagement physique de l'agrès, l'effort qu'il implique, la respiration qu'il induit, force l'interprétation vers un choix déterminé : une rage n'aura pas la même expression si le comédien a la tête en bas ou s'il se débat avec son équilibre ; une déclaration d'amour, alors que tous les muscles du corps sont tendus, n'aura pas une intonation théâtrale ordinaire.

Notre écriture est également cinématographique. Nous voulons que le langage de l'image soit décalé, onirique. Il raconte l'univers du personnage masculin. L'image est un partenaire de scène à la fois présente et insaisissable. Couleurs, grains, effets spéciaux, jeux d'échelles sont la richesse de cette écriture liée avant tout à l'action scénique.

D'une part, le "langage anatomique" nous ouvre à la magie de ce qui se passe à l'intérieur de nos corps à tout instant. La voltige et l'acrobatie sont nos expressions de la jouissance et de la folie des sens. D'autre part, l'¦il de la caméra guide le spectateur plus près de ces émotions. C'est dans l'observation de ces choix, que la direction d'acteur aura sa spécificité et son originalité.

Grâce à l'enlacement du théâtre, du cinéma et des techniques acrobatiques, les mots ont leur corps, les corps ont leur image et les images ont leur grain de peau : forme étonnante et décalée qui frappe par son incongruité.

Ce métissage induit notre histoire.

"…j'entre dans le champ clos de ma chair attentive, au pays qui respire et qui bat sous ma peau" (Jules Supervielle)

Anatomie d'une femme est une fiction qui raconte les corps, l'épiderme tendue par l'émotion, les sueurs, l'indécence et la jouissance. Un lâcher prise, une prise d'envol. Un voyage qui touche à l'invisible, à la magie du point de suspensionS du bref moment d'équilibre.

"…En mon commencement est ma fin...il nous faut toujours nous mouvoir au sein d'une autre intensité pour une union plus intime, une communion plus profonde…" (T.S.Eliot)



SYNOPSIS (::)

Loob est anguleuse,
Loob est fragile
sa vie, un rituel : toujours reprendre la même course, sur une boule juchée, instable, convaincue d'elle-même
autosuffisante pour se protéger

seul l'équilibre imparfait de la boule lui donne "une" sensation indicible

ailleurs,
s'abandonner à soi
retrouver le chemin
son silence intime

Heen hésite, se perd, ne marche pas droit, lit à voix haute, aime la littérature érotique et les fêtes foraines

à l'instant où il ouvre la porte

le corps de Loob se tend, respire
la porte s'ouvre et le corps parle
les fluides s'écoulent
confusion

Heen, bousculé, apprivoise et savoure les chemins creux et les vallons tendus

Loob, immobile, dans l'instant de fragile équilibre
Loob, sa chair, aimantée par Heen

un curieux péri lymphe remplit la rampe vestibulaire de leurs limaçons

sudoripares anormales

ça déborde

jusque dans les cheveux

 


CINÉMA

Dans ce spectacle, le film est une oeuvre à part entière. Il n¹est ni le contre-point, ni l'illustration de l¹action scénique. C'est l'expression d'un monde inouï qui envahit la vie de Loob.

Heen à l'écran, filmé dans un monde réel, ouvre une porte qui donne sur la scène, sur le monde de Loob. A partir de cet instant, le plateau et la pellicule s'imprègnent l'un de l'autre, créant une passerelle originale entre deux univers. Depuis l'ouverture de la porte, Heen et Loob cherchent à se rencontrer, à se toucher.
Leurs deux mondes se frottent, déteignent et échangent leurs couleurs, leurs ambiances, leurs rythmes, leurs humeurs.

Pour raconter cela, le travail de synchronisation entre la vie sur scène et à l'écran est primordial. Il tient notamment à une homogénéité visuelle : comment retrouver sur le plateau le gros-plan, le focus sur le grain de peau, le zoom sur la tension du nerf optique..., quelle lumière ? Il tient aussi à l'inventivité des échanges entre metteur en scène et réalisateur. Comment l'un se nourrit, utilise, rebondit sur "la surface de travail" de l'autre : surimpression sur le corps, envol au trapèze pour apparaître sur la pellicule, perspectives...
Il tient enfin à la liberté, à la respiration que la comédienne-acrobate doit trouver dans un canevas technique minuté.

(::)

Le parti pris cinématographique donnera à cette histoire un ton résolument décalé. Les images évoqueront Méliès et son inventivité ; le cinéma Dada et surréaliste (particulièrement Bunuel) pour l'amour fou, la FEKS (Fabrique de l¹Acteur Excentrique- laboratoire russe d¹avant-garde - 1921) pour l'excentrique et le grotesque, le burlesque de Buster Keaton et pour le ton - Godard.

Nous voulons influer sur les repères des spectateurs pour qu'ils oublient de distinguer la scène de l'écran.




MUSIQUE

Un contrebassiste - live. Troisième clown de l'histoire.
Comme le pianiste des films muets, il accompagne ce qui vit à l'écran et sur la scène.
Doigté agile, sample au bout du pied. Jazzman et musicien électronique.
Il joue, il étire les sons comme Loob son corps sur le trapèze.
Il sample les souffles, les respirations, les soupirs, les envols, les touchés, l'équilibre vacillant...
Il étreint le corps lourd de sa contrebasse et imprime la marque des cordes dans sa peau.
Sur cette musique organique, il improvise.




KALÉIDO COMPAGNIE

Armelle Hédin et Céline Bothorel ont débuté ensemble en tant qu'interprètes dans l'univers des comédies musicales et sont toutes deux metteurs en scène.

En 1996, elles travaillent ensemble sur une création de Céline, Mon Homme, mise en mouvement par Armelle. Ce spectacle confirme leur complicité artistique. Elles décident alors de créer Kaléido Compagnie en octobre 1997.

Toutes deux s'intéressent à la mixité des genres dans le travail de mise en scène. Céline s'intéresse plus spécialement au rapport à la musique et au chant, Armelle à celui de la danse et au rôle du corps dans le jeu théâtral. Dans le cadre de ces recherches, c'est l'humain qui les touche avant tout et l'acteur occupe toujours une place essentielle.

Il peut être aussi chanteur et voltigeur, danseur et équilibriste, clown et Acrobate …
La conception et la mise en scène mettent ensuite les atouts des artistes au service d'une histoire.

Kaléido compagnie est donc une compagnie à deux têtes, avec deux créatrices autonomes qui font une recherche sur les différents langages scéniques pour trouver des formes d'expressions singulières et originales.




VOLTIGES ET ACROBATIES

L'ANNEAU
Un grand cerceau métallique de 3m de diamètre est suspendu à 7m de hauteur.
Un petit cercle est suspendu à l'intérieur du grand cercle.
Ce grand cercle est à la fois un bel objet, un lieu de magie, mais aussi un lieu de passage car c'est un support technique de la voltige.
C'est aussi une espèce d'œil, un centre pour les images insolites projetées sur l'écran circulaire qui se trouve encadré par le cerceau.

Univers de rondeurs, de légèreté, cet anneau doit donner la dimension aérienne du spectacle : c'est autour, sur et à travers ce cercle que l'histoire se raconte.

LE CONTREPOIDS
L'acrobate harnachée vole grâce à un système de contre-poids relié à une barre d'écart.
Cette technique permet d'évoluer au sol et en l'air.

LES ELASTIQUES
L'acrobate est harnachée à deux faisceaux de longes élastiques. Il peut donc faire des figures en l'air dans un même axe.

LE TRAPEZE FIXE
Il est suspendu à petite hauteur.

LA BOULE
Une boule en fibre de verre de 70cm de diamètre.
L'acteur évolue sur et autour de la boule.
La boule donne une dimension différente au personnage qui donne vie à la boule.




VIDÉO ET IMAGES

Nous utilisons le support DV. Nous faisons appel à des logiciels comme Photo shop, After Effects et Commotion. Le montage sera effectué sur Avid.

UN ECRAN
(3.50m X 2.50m, suspendu à 2m du sol, côté cour)
Nous faisons le pari d'une véritable cohérence visuelle car les dialogues se jouent de la scène à l'écran : nos deux personnages se voient et se parlent.
Ils sont "ensembles " tout le temps du spectacle.
Cet écran est donc en rapport direct avec la scène.

UN ECRAN EN PLEXIGLAS
De la taille d'une porte, il sert d'une part, de décor pour l'univers de Loob et d'autre part, de miroir, de reflet, de dédoublement de son personnage.
Les projections se font grâce à un rétroprojecteur.

UN ECRAN DANS L'ANNEAU
Sur cet écran : des projections qui servent de commentaires ludiques à l'action.
Inserts d'images anatomiques et provocantes, elles ponctuent l'histoire et peuvent évoquer la pensée intime des personnages.
(Les images choisies sont très variées : peintures, photos, couleur, noir et blanc, dessins…Elles sont des parenthèses surréalistes, scientifiques, drôles, comme des sous-textes imagés. C'est le traitement de ces images qui crée une homogénéité et un style très particulier. Ce support écran est un acteur essentiel de notre histoire car il lui donne une perspective très originale : c'est d'une part, un autre point de vue sur l'action et d'autre part, une façon de mettre le spectateur dans le secret en jouant sur une connivence entre lui et les images.)





CURRICULUM VITAE



Denis Lavant

Chapeau vissé sur la tête, Denis Lavant, personnalité singulière et passionnante, étonne dès qu’il apparaît. Il philosophe en jouant « Barbara » au concertina, il nous fait écouter Brassens en russe et s’enflamme en rêvant d’un prochain voyage à Saint-Pétersbourg.

C’est avant tout un comédien de théâtre, pour qui le corps est un outil d’expression fondamental. Il aime les textes, la poésie, la musique. Il attend des propositions originales et n’hésite pas à prendre des risques pour défendre un projet qui lui plaît.

C’est dans cette mesure qu’il a voulu tourner dans « Anatomie d’une femme ».

Il s’étonne de la singularité du projet et s’amuse à l’idée d’être dans un spectacle sans y être vraiment.

Entre temps il sera en création pour « Les saisons » d’après un roman de Maurice Pons, il partira en tournée au Moyen-Orient avec « La prochaine fois que je viendrai au monde ».

Il jouera « Dans la solitude des champs de coton » de Bernard-Marie Koltès en région parisienne.

Artiste engagé, il lira bientôt des textes de femmes internées abusivement pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

Ses incursions dans le cinéma de LéosCarax : Mauvais Sang ; Les amants du Pont Neuf et les personnages excessifs de Shakespeare, Jarry etc … le rendent inoubliable.

Le talent, l’étrangeté et la démesure de Denis Lavant seront autant d’atouts pour la création de Heen, le personnage filmé de « Anatomie d’une femme ».




Brenda Clark

Son apprentissage se fait en roulant sa boule de Toronto à New-York à Paris.

Afin d’incarner des personnages théâtraux, elle affine sa sensibilité, la virtuosité de ses cordes vocales et la tenue de son anatomie à l’AmericanAcademy of Dramatic Arts, dans la Compagnie Enrique Pardo et auprès du Campagnol.

Elle déploie sa gorge dans le métro music’hall de Mon Homme.

Afin d’éviter la lésion aiguë du long fléchisseur de ses orteils, elle rencontre Daniel Stein, Monika Pagneux, puis Alexandre delPerugia. Elle vole au-dessus du Stade de France auprès de Claude Lergenmüller et assouplit son grand trapèze dans les airs avec Lili Dehais.

Pour s’aérer les poumons, elle pratique son art dans la rue, chasse le Snark dans les festivals maritimes de Grande-Bretagne et balance son gluteusminimus sur les échelles du spectacle des Sanglés.

Pour changer de dimension et se faire un peu de publicité, elle fait quelques apparitions à l’écran.

Avec Panoplies et Call Girl, Brenda frotte son épiderme à l’ultra féminité et laisse le spectateur avec une vibration intense dans toutes ses cellules épithéliales !! Puis elle s’envole avec les Drôles d’Oizos du Nada Théatre avec un lustre en guise de nid.

A l’origine du projet « Anatomie d’une femme » elle met au service la totalité de son anatomie pour un univers hors du commun sous l’œil limpide de Céline Bothorel.




Céline Bothorel  celine @ notre site

Athlète du pluridisciplinaire, elle muscle sa mémoire chez Andréas Voutsinas et Jean-Paul Denizon, assouplit ses lombaires chez Max Bozzoni et Peter Goss, développe sa cage thoracique et sa musicalité chez Sara Lazarus ; elle prête enfin sa voix à Hugues Leroy qui lui compose tout un répertoire.
Elle fait aussi vibrer ses cordes vocales et titille les organes de corti des spectateurs dans le registre de la comédie musicale et du jazz.
Elle incarne à gorge déployée les héroïnes de Shakespeare, Molière, Tennessee Williams... et donne une colonne vertébrale toute particulière à ces personnages.
Passionnée par l’organisation des corps dans l’espace et par la maîtrise de la colonne d’air, elle affine ses papilles gustatives pour faire de la mise en scène.

Elle développe, alors, les cellules ciliées de son oreille pour la direction de chœur (ce qui lui vaut une forte tétanisation du brachial antérieur droit !) et la précision cristalline de son iris pour la direction d’acteur.

Mobilisant ses deux hémisphères elle crée Les mille et une nuits, L’étrange ouvrage des cieux, Mon homme, métro, music’hall...

Sa rencontre avec Brenda Clark devait donner naissance à une création féminine, sensible, drôle et explosive : « Anatomie d’une femme ».




Philippe Monerris

Sorti tout droit de Louis Lumière en réalisation cinéma et prise de vue photo, Philippe Monerris écrit et réalise les séries : Délicious, Quand je serai grande, Planète Ommeuh et les courts-métrages : Casting, Le mouvement de la girafe, Anthracite, Situation irrégulière, Joyeux Noël et Passeport pour Takaïale.
Il travaille avec Brenda et Céline sur «Anatomie d’une Femme » depuis le début de l’aventure. Convaincu par le projet, il est prêt à relever le défi de la cohérence et de la synchronisation entre plateau et pellicule.

Il est particulièrement touché par le corps en mouvement et dans l’espace.

Il s’inscrit parfaitement dans la réalisation de « Anatomie d’une Femme »,à laquelle il saura donner l’humour, l’excentricité et la poésie, ingrédients indispensables pour faire un bon spectacle.



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